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Nihil obstat :
Quebeci, die 27a aprilis 1922.
V. Gebmain, pter,
censor designatus.
Imprimatur :
Quebeci, die 28a aprilis 1922.
t L.-N. Card. Bégin,
archpus Quebecensis.
PRIERE
POUR DEMANDER LA BÉATIFICATION DE LA VÉNÉRABLE MARIE DE L'INCARNATION
O Verbe incarné, brûlant de zèle pour le salut des âmes, qui avez pmbrasé de ce même feu la Vénérable Marie de l'Incarnation, écoutez les vœux suppliants de ses deux patries, la France et le Canada, qui vous demandent avec instance de la glorifier ici-bas. Souvenez-vous de cette douce invitation que le Père céleste lui fit un jour entendre : Demande-moi par le Cœur de mon Fils, c'est par Lui que je t'exaucerai. Daignez donc, ô divin Cœur, manifester de plus en plus la puissance d'intercession de votre Épouse bien-aimée, et que bientôt il nous soit permis de lui adresser publiquement nos hommages et nos vœux ! Ainsi soit-il.||j
(200 jours d'indulgence ch. fois).
f L.-N. Card. Bégin, arch. de Québec.
INVOCATION PLUS COURTE
Mon Dieu, glorifiez votre Servante, la Vénérable Marie de l'Incarnation nous vous le demandons par le Cœur sacré de Jésus ! (200 jours d'indulgence ch. fois..
t L.-N. Card. Bégin, arch. de Québec.
Cette plaquette renferme quarante-cinq gravures qui permettront aux anciennes élèves du " Vieux Monastère " de revivre les jours d'antan.
Onrpeut se f procurer cette plaquette au Secrétariat des Œuvres, 105, rue Sainte-Anne, Québec.
250e anniversaire
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r Son Eminence le cardinal Bégin recevait de Rome le câblo-gramme suivant, à l'occasion de l'anniversaire de la mort de la]j Vénérable Marie de l'Incarnation. Cette faveur a été hautement appréciée des Ursulines^de Québec, auxquelles a été transmis le message de Sa Sainteté Pie XI.
NOTRE SAINT PÈRE LE PAPE PiE XI
Rome, 19 avril 1932.
S. E. Cardinal Bégin,
Archevêque de Québec, Canada.
A l'occasion 250me anniversaire mort Vénérable Mère Marie de l'Incarnation, Sa Sainteté envoie paternellement bénédiction apostolique Ursulines de Québec, implorant abondance faveurs divines .
(Signé) Card . Gasparri .
Bottoni, Rome 1878.
VÉNÉRABLE MARIE DE L'INCARNATION
PREMIÈRE SUPÉRIEURE DES URSULINE8 DE QUEBEC
1599-1672
Ven. Mother Mary of the Incarnation Eoundress of the Ursulines of Québec
Son Éminence le Cardinal- Archevêque, de retour de Rome, écrivait, le jour de Pâques, les lignes suivantes, reçues avec reconnais- sance 'par la communauté.
flrcbetëcbé de Québec
Aux bonnes Dames Ursulines de Québec.
Le 16 avril 1922.
Je m'unirai de tout cœur à toutes les chères Ursulines qui célé- breront le 250e anniversaire de la bienheureuse mort de leur Vénérable fondatrice, Mère Marie de l'Incarnation. Je souhaite ardemment que de grands miracles la fassent béatifier bientôt. Priez beaucoup pour cela et invitez le peuple à invoquer cette amante du Sacré Cœur.
Je bénis vos personnes et vos fêtes jubilaires, ainsi que la plaquette qui commémorera ce pieux événement, auquel ne manqueront pas de s'intéresser le clergé, les communautés religieuses et les fidèles des diocèses où se trouvent des monastères d' Ursulines.
Depuis la Vénérable Mère Marie de V Incarnation jusqu'à nos jours, le Ciel vous a été propice ; vous avez eu vosjépreuves, mais il vous a toujours secourues en temps opportun. Rendons-en grâces au divin Maître qui vous aime et vous bénit.
Priez pour moi, octogénaire qui ai la lourde responsabilité de 33 ans d'épiscopat et de près de 57 ans de prêtrise.
Que Dieu fasse de vous toutes des sain' es.
ej. Sfa, tyi^t^
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Mgr de Laval
S.J E.[le|CARD. BÉGIN S. G.MGR P.-E. ROY
UNE LETTRE DE S. G. Mgr PAUL-EUGENE ROY
Archevêché de Québec
Québec, le 28 mars 1922 Révérende Mère Saint- François de Borgia,
Supérieure des Ursulines de Québec.
Ma révérende Mère,
J'approuve de grand cœur le pieux dessein que vous avez formé de célébrer dans votre monastère, le deux cent cinquantième anniversaire de la mort de votre Vénérable Mère Marie de l'Incarnation ; et, bien volontiers, je vous permets le triduum solennel que vous demanderez et qui aurait lieu les 28, 29 et 30 avril prochain.
Quelle belle occasion, en effet, de remettre en lumière cette figure admirable de votre fondatrice ! Parmi les apôtres dont Dieu s'est servi pour fonder ici une nation catholique et française, il en est peu qui aient égalé Marie de l'Incarnation ; il n'en est pas qui l'aient surpassée. Par la pureté df ses vues, par la générosité de son zèle, par la clairvoyance de son esprit, par le merveilleux épanouissement dans son âme et dans sa vie de tous les dons du Saint-Esprit, elle a pris place au premier rang des bienfaiteurs de notre pays. L'influence d'une vie comme celle-là se prolonge à travers les siècles. C'est comme un héritage qui se transmet sans s'amoindrir, et don \ chaque génération recueille les fruits de bénédiction.
Il est juste que les Ursulines de Québec soient les premières à honorer une mémoire qui leur est chère à tant de titres, et dont elles sont tout particulièrement les gardiennes pieuses et fidèles. Mais je suis sûr que tous les fidèles de notre diocèse, et même de notre pays, auront à cœur de s'associer aux hommages des filles de Marie de l'Incarnation. Us voudront, eux aussi, témoigner leur recon- naissance et leur admiration à cette femme dont le nom jette un tel éclat sur le berceau de notre race. A la gloire déjà grande d'avoir fondé une maison comme celle des Ursulines de Québec, votre Vénérable Mère joint la gloire plus grande d'avoir été choisie par Dieu pour travailler à fonder ici une chrétienté nouvelle. C'est cette double gloire que doivent souligner les fêtes jubilaires que vous allez célébrer.
Vous voulez aussi profiter de cet anniversaire pour faire avancer la cause de béatification de votre vénérable Mère. Mais pour cela, il faut des miracles ; et pour avoir des miracles il est nécessaire de les demander. D'où vous concluez très justement qu'il est opportun de faire mieux connaître la vénérable Mère afin d'accroître la confiance et de provoquer la prière des fidèles.
La petite Vie Illustrée est un excellent instrument de propagande. Aussi, je me ferai un devoir de la répandre en visite pastorale, d'en recommander la lecture
et d'exhorter les fidèles à recourir plus souvent à la puissante intercession de Marie de l'Incarnation. Il me sera très agréable de travailler ainsi, dans la mesure de mes forces, à hâter l'heure bénie où vous aurez la joie d'appeler bienheureuse Celle que vous vénérez si profondément.
Vous m'invitez à participer à vos fêtes en célébrant, au cours du triduum, une messe pontificale. Puis-je refuser cela à votre vénérable Mère et à ses filles ? Si donc, il n'y a pas d'obstacles insurmontables, je remplirai cet article de votre programme, dont les détails pourront être fixés plus tard.
Je prie Dieu, ma révérende Mère, de vous bénir vous et votre Communauté, et de bénir le projet de votre filiale piété.
f P.-E. Rot, arch. de Séleucie,
Administrateur.
GROUPE DES TROIS FONDATRICES DU MONASTERE
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THE THREE FOUNDRESSES — VENERABLE MOTHER AFTER HER DEATH.
Les religieuses venues de France comme fondatrices sont au nombre de douze. Cinq d'entre elles furent supérieures de la communauté de Québec. La première supérieure d'origine cana- dienne fut élue en 1700.
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ET L'HISTORIQUE DE LA COMMUNAUTÉ DES URSULINES DE QUÉBEC
'antique monastère des Ursulines de Québec fut fondé par une âme d'élite, la vénérable Marie Guyart de l'Incarnation [madame Joseph-Claude Martin] surnommée la Thérèse du Nouveau-Monde. Cette femme, remarquable à tous égards, s'est acquis des droits incontestables à la reconnaissance du peuple canadien pour s'être consacrée la première à l'éducation de la jeunesse en notre pays. La Nouvelle-France était alors une contrée sauvage et sans cesse exposée aux redoutables incursions des farouches Iroquois ; dans leurs courses aventureuses, ils répan- daient la consternation au sein de cette colonie naissante, dont l'immortel Champlain avait jeté les fondements en 1608.
Marie de l'Incarnation fut choisie de Dieu pour seconder le zèle de la noble Madeleine de Chauvigny — madame de la Peltrie — veuve à vingt-deux ans. En possession d'un bel héritage elle désirait le consacrer à l'établissement d'une maison au Canada, en l'honneur de Jésus et de Marie, et ce pour remplir un vœu fait au glorieux saint Joseph, si elle revenait à la santé, après avoir été aux portes du tombeau. Pour compléter le trio de ces héroïques femmes — heureuses de répondre à l'appel du Ciel — apparaît l'angélique Mère de la Troche de Saint-Joseph, âgée de vingt-deux ans ; cette jeune Ursuline, du monastère de Tours, comme la vénérée Fondatrice, aspire, malgré les opposi- tions de sa famille et sa frêle santé, à l'honneur de se dévouer à la conversion des petites Indiennes ; elle partage les sentiments des dévoués missionnaires, les RR. PP. Jésuites, qui veulent donner à ces enfants sauvages des mères dans la personne des Ursulines de France.
La Vénérable M. de l'Incarnation — bien avant 1639 — priait pour les héros de l'Evangile et les suivait dans leurs courses apostoliques : au milieu des tribus errantes des bords du Saint- Laurent, voire même dans la vallée du Saguenay, sur les grands lacs, et jusque dans les vastes solitudes de l'ouest, comme dans le territoire constituant aujourd'hui la grande République américaine.
Le projet de ces femmes-apôtres, de s'associer à leurs héroïques labeurs, nous semble audacieux ; mais que ne peut accomplir un zèle inspiré par Dieu lui-même, soutenu de sa grâce et fécondé par l'action de sa Providence ?
Avant de quitter la douce France, les trois fondatrices furent mandées à la cour, où la reine Anne d'Autriche leur témoigna son bon vouloir, sa générosité et sa sympathie. (1) Elles s'embar- quèrent le 4 mai, à Dieppe, sur un voilier, le Saint-Joseph, que commandait le capitaine Bontemps — ce qui était de bon augure. — Une Ursuline de cette ville, Mère Cécile Richer de Sainte-Croix, toute brûlante des ardeurs de l'apostolat, se joignit à elles, ainsi que trois Hospitalières destinées à fonder l'Hôtel- Dieu de Québec, sou» les auspices de la duchesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu. Le Révérend Père Vimont, S.J., se constitua leur mentor avec quelques autres Pères, et, aprèi une traversée assez orageuse de trois mois, où à part treize jours, la sainte Messe fut célébrée à bord, la courageuse troupe arrivait à Québec le 1er août, et était reçue avec grande pompe par le gouverneur, le chevalier de Montmagny, accompagné de sa suite et de toute la population en liesse.
La Vénérable Mère de l'Incarnation et ses compagnes mettant pied sur le sol canadien, baisèrent avec transports cette terre vers laquelle tant de fois elles avaient reporté leurs pensées. Elles furent conduites incessamment à Notre-Dame-de-la- Recouvrance — première église bâtie par Champlain, sur les hauteurs de Québec — où les saints Mystères furent célébrés avec solennité ; puis, elles acceptèrent l'invitation de l'aimable et pieux gouverneur de s'asseoir à sa table, au Château Saint- Louis.
Avant de se renfermer dans la modeste demeure qui leur avait été préparée près du quai de la Basse- Ville, et où elles
(1) Marie de l'Incarnation avait fait ses adieux à son jeune fils, Claude Martin, qui suivait les cours des RR. PP. Jésuites, à Orléans, et qui devint religieux Bénédictin. Il fut quarante ans supérieur en diverses maisons de son Ordre et mourut en 1696.
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devaient vivre de renoncement et de sacrifices pendant trois longues années, elles visitèrent avec les RR. PP. Jésuites la bourgade de Sillery — non loin de Québec — où se trouvait une chrétienté florissante. Avec quelle joie elles accueillirent les petites filles sauvages, objet de leur particulière dilection!
Ici commence l'histoire de presque trois siècles d'incroyables labeurs, de saints dévouements et de généreuses immolations. C'est d'abord l'étude ardue des langues huronne, algonquine, monta gnaise et iroquoise, travail hérissé de difficultés quasi insurmontables, on le comprend. Puis ce furent les indicibles angoisses occasionnées par la maladie, les privations de tout genre, l'absence de secours, l'attitude menaçante des Peaux- Rouges, ces brigands du Nouveau-Monde.
Le recours à Dieu, la confiance en sa bonté, — qui nourrit les petits oiseaux et donne à la fleur sa goutte de rosée, — l'assu- rance d'être agréables à Sa divine Majesté, de lui gagner des âmes en étendant son règne dans cette ténébreuse partie de sa vigne, où Satan régnait encore en maître, tout cela les aidait à vivre et ranimait leurs espérances, entretenant en leurs âmes la flamme ardente de la charité du Christ.
L'année 1642 devait apporter une bien douce consolation à ces amantes de la Croix. Le 21 novembre, date à jamais bénie, le nou- veau Monastère, construit en pleine forêt, à la Haute- Ville — site qu'il occupe encore aujourd'hui — recevait ses hôtes. La première messe y fut célébrée par le R. P. Vimont, dans la petite chapelle qui, restaurée après le premier incendie, a été en 1892, transformée en oratoire dédié au Sacré-Cœur, et dans lequel le tombeau de la vénérable Fondatrice occupe une place d'honneur. C'est dans ce pieux sanctuaire que les habitantes du cloître s'agenouillent encore chaque jour pour supplier le Ciel d'exaucer leurs vœux en accordant les miracles requis pour la béatification tant désirée de leur Mère bien-aimée. C'est aussi à l'ombre de ces murs séculaires qu'à pris naissance la confrérie du Sacré-Cœur, érigée par Monseigneur de Saint-Vallier, en 1716, et qui vit s'inscrire dans ses registres : évêques, membres du clergé, francis- cains et jésuites, vaillants officiers et autres laïcs distingués — les plus beaux noms de la Nouvelle-France. — Pieuses réminiscences qu'il fait bon d'évoquer en passant et qui donnent tant de prix à cette relique historique qu'est ce petit coin du " Vieux Monas- tère "!
Cette forte maison de pierre de 1642, devenait la proie des flammes le 30 décembre 1650, et les pauvres religieuses avec leurs élèves ne trouvaient de refuge que dans le modeste logis (30 x 20) de madame de la Peltrie, que devait habiter pendant deux ans le premier évêque de Québec, arrivé en 1659. Le monastère se releva, grâce à l'assistance particulière de la sainte Vierge ; et, quand un second incendie, en 1686, jeta sur le pavé les filles de la Vénérable,les murs qu'elle avait élevés résistèrent à l'action violente du feu, et furent épargnés encore dans la suite des années.
Qui dira le dévouement héroïque des premières Mères dans l'œuvre de l'éducation des enfants de la forêt, si peu habituées à vivre sous une règle et toujours prêtes à fuir vers leurs cabanes ! Que de patience et d'abnégation dans ce travail ingrat, que le Ciel cependant bénissait visiblement si on en juge par les fruits de salut qu'il produisit!
Pour seconder les fondatrices dans tous leurs labeurs, Dieu leur envoya des recrues de France, puis des sujets du pays. La première professe fut Mère Saint-Ignace (Charlotte Barré) qui avait suivi madame de la Peltrie au Canada. La cérémonie de profession eut lieu le 21 novembre 1648.
La Vénérable Marie de l'Incarnation mourut en odeur de sainteté, le 30 avril 1672, après trente-trois ans passés au Canada, et fut pleurée non seulement de sa famille religieuse, mais des Français et des Sauvages dont elle était devenue la seconde providence. Tous les ans, à cette date chère entre toutes, un Te Deum est chanté au pied de ce tombeau où germent tant de saintes espérances.
Madame de la Peltrie, le 18 novembre 1671, avait terminé au milieu de ses religieuses, sa longue carrière si riche de mérites pour le ciel, et Mère Saint-Joseph qui s'était éteinte pieusement le 4 avril 1652, minée par la souffrance, avait, elle aussi, fait preuve d'une sainteté peu commune : âme virile dans un corps débile.
Un coup d'œil jeté sur la vie de la Vénérable Mère de l'Incar- nation nous mettra à même d'apprécier ses vertus héroïques, que la sainte Église a reconnues par un décret, en date du 19 juillet 1911. Depuis lors, la cause de sa béatification est restée en suspens ; — aussi, que de prières sont adressées au Ciel par toutes les communautés d'Ursulines, le clergé et de pieux laïcs
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pour obtenir les deux ou trois miracles exigés par Rome pour faire de la Vénérable Fondatrice une Bienheureuse.
Marie de l'Incarnation — il nous fait plaisir de le reconnaître — a été honorée de visions célestes, même avant son entrée en religion, en 1631. Dès 1620, elle vit son âme comme couverte du sang de Jésus-Christ, et sentit un tel repentir de ses péchés et un amour de Dieu si vif, qu'elle se détermina dès lors d'être toute à Lui et de vivre de pénitences et d'actes de charité. En 1624, après avoir été purifiée et comblée de grâces extraordinaires, elle eut une autre vision, où elle fut initiée aux mystères de l'union du Verbe avec la nature humaine et introduite dans les insondables profondeurs de la très auguste Trinité. Elle en rendit compte en termes si clairs que les plus savants théologiens en étaient dans l'étonnement. Deux ans plus tard, elle eut une vue encore plus complète de la sainte Trinité : Le Verbe prit cette sainte âme pour épouse ; c'était le mariage spirituel, union ineffable ! Elle fut gratifiée d'une troisième vue de ce mystère, à peine entrée au noviciat. D'autres faveurs lui furent accordées : l'intelligence de la sainte Ecriture par grâce infuse, et la connaissance de la langue latine, sans étude préalable.
Le Sacré-Cœur de Jésus se révéla à Marie de l'Incarnation en 1635, cinquante ans avant les premiers hommages rendus au Sacré Cœur par sainte Marguerite-Marie, à Paray-le-Monial. Un jour, la fervente Ursuline priait le Père Eternel pour l'exten- sion du règne de Jésus-Christ; sentant que Dieu ne l'exauçait pas, elle redoubla ses instances . C'est alors qu'elle expérimenta comme une effusion divine en son âme et entendit ces paroles : " Demande-moi par le Cœur de Jésus, mon très aimable Fils; c'est par Lui que je t'exaucerai." Dès ce moment, dit-elle, " je ne parlais et ne respirais que par ce Cœur divin."
Vers cette même époque, — pendant qu'elle était en oraison, — Marie de l'Incarnation eut une vue claire et distincte d'un vaste pays sauvage, et entendit une voix qui lui dit : " C'est le Canada
QUE JE T'AI FAIT VOIR ET IL FAUT QUE TU Y AILLES FONDER UNE
maison en l'honneur de Jésus et de Marie." Elle répondit : " O mon grand Dieu, vous pouvez tout, et moi je ne puis rien ; s'il vous plaît m'aider, me voilà prête, je vous promets de vous obéir ; faites en moi et par moi votre adorable volonté." Dans une nouvelle extase, elle supplia le Père Eternel de ne pas séparer saint Joseph de Jésus et de Marie dans l'œuvre du
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Canada, persuadée que c'était ce saint patriarche qu'elle avait vu en songe comme gardien de ce pays. On comprend quelles furent dès lors ses ardeurs pour la conversion des Sauvages de cette con- trée.
Reprenant le fil de l'histoire, disons que les années qui suivirent la mort de la vénérable Fondatrice furent marquées par un état de gêne persistante ; la communauté partagea les vicissitudes et les alarmes du peuple, auquel ne furent épargnés ni les guerres ni les fléaux; cependant, elle tint bon, même durant le siège de Québec, en 1759. Les religieuses soignèrent avec grand dévouement les soldats blessés de l'armée de Wolfe logés dans une salle du monastère, dont l'aspect est demeuré le même depuis la conquête. Là, se peuvent voir encore, dans un endroit spécial, les bombes et les boulets tombés sur la maison à cette époque néfaste. La seule église qui résista au bombardement fut celle des Ursu- lines ; réparée par le général Murray, elle servit pendant cinq ans aux cérémonies du culte, soit catholique, soit protestant.
Le bureau mis à l'usage du général Murray et de son état- major pendant l'occupation anglaise, ainsi que la légendaire table ronde sur laquelle furent signés des documents importants émanant de l'autorité civile, sont conservés comme des souvenirs historiques de cette période transitoire. En ces jours tourmentés, l'on crut un instant la nationalité française anéantie à jamais, mais Dieu veillait sur ses destinées et la parole de la vénérable Mère de l'Incarnation devait se vérifier à la lettre : " Le Canada
EST UN PAYS SPÉCIALEMENT GARDÉ PAR LA PROVIDENCE ; C'EST JUSTEMENT QUAND ON SEMBLE DÉSESPÉRER DE TOUT QUE SUR- GISSENT LES ÉVÉNEMENTS FAVORAVLÉS, ET C'EST QUAND ON CROIT TOUCHER A DES TEMPS PROSPERES, QUE VIENNENT LES
épreuves les plus sensibles." — Que de merveilleux déve- loppements depuis 160 années que notre population vit à l'ombre du drapeau britannique, sans cesser cependant de lutter pour la conservation de ses droits!
La chapelle des Ursulines a l'honneur d'être la gardienne des restes mortels de l'illustre général français, le vaillant Montcaltn ; ils y furent transportés au lendemain de la lugubre journée du 13 septembre 1759, et deux plaques de marbre commémorent la mémoire du " Grand Vaincu des Plaines d'Abraham."
La bienveillance d'un grand nombre de gouverneurs anglais envers la communauté, de même que la présence des membres
de la famille royale qui honorèrent le cloître de leur visite, ont adouci la cruelle séparation d'avec la France et créé de nouveaux liens qui ne manquent pas de charmes ; mais tout ce qui vient de l'ancienne Mère-patrie — personnes et choses — fait vibrer encore les cœurs restés si français et fortement attachés à leur langue et à leurs anciennes coutumes.
Au monastère de Marie de l'Incarnation, les sujets quoique de races différentes fraternisent aimablement, et n'ont qu'un même but: marcher sur les traces de leurs saintes fondatrices, en se dévouant pour les âmes, et tout particulièrement au bien de leurs chères élèves, car l'éducation de la jeunesse est leur œuvre principale. — Grâce à Dieu, elle n'a pas été interrompue depuis 1639 malgré les malheurs des temps.
Après le changement d'allégeance, la situation s'améliora graduellement et manquant de local, il fallut songer à agrandir, — d'abord en faveur du pensionnat — 1854 — puis, pour le bénéfice de l'Ecole normale Laval, fondée en 1857. En 1860 et en 1874, de nouvelles additions furent faites aux anciennes constructions, et les proportions des premiers édifices furent en quelque sorte doublées.
En 1901, tombaient les vieux murs des deux chapelles de 1724, témoins de tant d'événements remarquables, et l'année 1902 vit la restauration du temple agrandi, mais dont le sanctuaire garde le cachet d'antiquité du précédent : l'on y retrouve mêmes autels, chaire, ornements, tableaux de maîtres, etc.
L'œuvre des Ursulines, bénie de Dieu, a prospéré, gardant toujours comme un trésor de famille son cachet de simplicité. Pour se conformer aux exigences du temps, on a dû adopter les méthodes nouvelles et introduire l'étude des beaux-arts.
De 500 à 550 enfants fréquentent les classes, chaque année. Les pensionnaires (200) et demi pensionnaires (195) suivent le cours de la maison ; les externes, environ une centaine, celui de l'Ecole normale Laval. Les élèves institutrices de l'Ecole normale forment un pensionnat distinct, de 65 à 70 élèves ; ces jeunes filles sont placées sous la direction de Monseigneur le Principal, auquel sont adjoints des professeurs nommés par le gouvernement ; mais aux religieuses est confiée l'éducation morale de ces élèves, considérée à bon droit, comme la plus noble fonction de l'Ursuline.
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Le monastère de Québec a donné naissance à celui des Trois- Rivières, en 1697 ; à ceux deRoberval, en 1882, et de Stanstead — aux confins de la province,— en 1884, tous deux à la demande des évêques-frères, feu NN. SS. Dominique et Antoine Racine. En 1902 s'ouvrait la succursale de Mérici, près Québec, et en 1906, le monastère de Rimouski avec sa florissante École normale, sous la bienveillante égide de S. G. Monseigneur A. -A. Biais, de regrettée mémoire.
Les Ursulines ont toujours été l'objet de la paternelle solli- citude de leurs supérieurs-majeurs, et grâce à leurs sages conseils, comme à la direction éclairée de leurs dignes aumôniers, elles espèrent conserver la régularité et la ferveur des premières Mères — gage de prospérité spirituelle pour cette communauté qui compte presque trois cents ans d'existence.
Que l'œuvre de Marie de l'Incarnation subsiste à travers les siècles, et que ses filles aient le bonheur de voir bientôt sur les autels cette héroïne de3 premiers âges de la colonie, qui a été la Mère de nombreuses générations de jeunes filles du Canada, et à laquelle peut s'appliquer en quelque sorte cette parole des saints Livres : Quia respexit humilitatem ancillœ suœ : ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes gêner ationes. (" Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante : toutes les générations l'appelleront bienheureuse ".)
A M. D. G.
STATISTIQUES DE LA COMMUNAUTÉ
le_3(f avril 1922
La communauté se compose de 106 membres, dont 95 professes, 7 novices, et 4 postulantes.
Le personnel de la maison compte plus de 600 personnes.
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Ancien Monastère des Ursulines de Tours, France, où la vénérable Marie Guyart de l'Incarnation fit profession.
Former Monastery of the Ursulines of Tours, France.
L'Ermitage Saint-Joseph, au" Monastère de Tours, où la vénérable Marie de l'Incarnation a beaucoup prié.
Hermitage of St. Joseph at the Monastery of Tours.
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Ce géant de la forêt étendait sa puissante raniureà l'endroit où l'on a bâti le Noviciat. — En 1850 une affreuse tempête mutila l'arbre plusieurs fois séculaire, et ses fortes bran- ches jonchant le sol excitèrent la pitié des habitants du cloître, qui le vénéraient comme une relique du passé et jouissaient de son ombrage en songeant aux légions de religieuses et d'enfants qui en avaient bénéficié avant elles, et tout particulièrement la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation. $V
En 1867, nouvelles alarmes : l'ouragan avait renversé le vieux Frêne. Ce fut une douleur générale; un ami des anciens jours allait disparaître, et avec lui tant de chers souvenirs ! L'énorme tronc fut rasé en 1873, quand on commença à creuser les fondations de l'aile Marie de l'Incarnation. Des fragments consi- dérables furent conservés à titre de reliques de famille.
Un ancien aumônier du monastère écrivait au sujet du Vieux Frêne dont la longue existence a connu tant de vicissitudes:
" Ah ! s'il avait été doué du don de la parole que n'eût-il pas dit en voyant les femmes blanches remplacer les hommes rouges qui avaient vécu à son ombre et dont les mœurs cruelles contrastaient singulièrementjavee celles des Filles de la prière. Un écrivain humoristique dit, en parlant du Frêne des Ursulines et de son frère, l'Orme des Récollets, que l'un est mort catholique et l'autre, protes- tant — l'église anglicane étant bâtie sur l'ancien terrain des Récollets."
19
MAXIMES SPIRITUELLES
DE LA
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I. — Une âme qui aime Jésus doit toujours avoir un œil fixé sur Lui et un autre sur elle-même et sur sa propre bassesse ; c'est-à-dire que notre union avec Dieu, si elle est véritable, bien loin de nous fermer les yeux sur nos misères, nous les ouvre au contraire, à mesure que nous approchons de cette incompréhensible pureté.
II. — Je Lui parle de tout — à Jésus au Saint-Sacrement — comme à mon grand Ami, qui «ait que mon coeur est tout à Lui, et qu'il ne respire que pour Lui.
Nous obligeons Dieu, s'il le faut ainsi parler, quand nous nous jetons avec confiance entre ses bras. III. — Ne craignez point de suivre les mouvements qui vous portent à vous entretenir familière- ment avec Notre- Seigneur Ce divin Ami n'aime que pour être aimé, et veut de notre part un
retour de correspondance et de fidélité.
IV. — H faut tous les jours commencer à aimer Dieu, et croire aujourd'hui qu'hier on ne l'aimait pas véritablement.
V. — L'esprit du Verbe incarné est un présent qui ne s'acquiert pas pour l'ordinaire dan3 une méditation : Dieu le donne le plus souvent après beaucoup de sueurs endurées à son service et de fidélité à sa grâce.
VI. — Plus on s'approche de Dieu, plus on voit clair dans les affaires temporelles et, à la faveur de ce flambeau, on les fait beaucoup plus parfaitement.
VII. — Soyez élevé, soyez abaissé : pourvu que vous soyez humble, vous serez heureuse et tou- jours bien. Quand Dieu appelle une âme aux fonctions extérieures, Il lui donne son double esprit
pour vaquer au dedans et au dehors, en Lui et pour l'amour de Lui
VIII. — Je roule dans la sainte volonté de Dieu. Mon cher Jésus m'occupe à tels travaux qu'il lui plaît ; je suis contente, et quelques croix que j'y trouve, je ne veux point sortir de ce centre.
IX. — Prier et souffrir, c'est tout ce que nous pouvons faire de mieux pour obliger les Églises triomphante, militante et souffrante, et pour nous-mêmes.
Il faut avouer qu'il"y a du plaisir à être dans la souffrance quand on a le cœur gagné à Dieu. X. — L'empressement que l'on a d'achever une chose pour en commencer une autre fait que toutes les deux sont imparfaites.
XL — Avoir de la résignation dans les souffrances, c'est une marque certaine qu'on est proche de Dieu et de ses miséricordes. Dans les infirmités que Dieu nous envoie, nous ne devons rien désirer, sinon qu'elles ne nous empêchent point de le servir. Quant aux souffrances qui y sont attachées c'est un présent qu'il nous fait et que nous devons chérir.
XII. — Mon bon Jésus, par la sainteté de vos actions, sanctifiez les miennes : je veux absolument
qu'elles dépendent de vous et qu'elles soient pour vous je fais cela pour votre amour ; oh ! que
je suis éloignée de votre pureté !
XIII. — Soyez ignorante tant qu'il vous plaira des choses de la terre, pourvu que vous sachiez et connaissiez le suradorable Verbe incarné, vrai Fils de Dieu, maître et souverain Amateur des âmes, vous êtes savantes de la science des saints.
XIV. — On ne peut expliquer, ni concevoir le bonheur qu'on ressent quand, une bonne fois, on s'est donné à Dieu.
XV. — Vivons en Jésus : que les approches de son Sacré-Coeur fassent découler dans les nôtres la vraie sainteté.
XVI. — Le coeur humain est une forte pièce : Dieu le prend quand on le lui offre de bon coeur, mais il ne force personne.
XVII. — Ce n'est pas assez de faire la volonté de Dieu : il faut la faire avec amour dans l'inté- rieur et de bonne grâce extérieurement.
' XVIII. — Il n'y a point de chemin plus court pour arriver à la perfection de la vie intérieurt que le retranchement universel des réflexions, non seulement sur tout ce qui peut nous donner de la peine, mais encore sur tout ce qui ne porte point à Dieu ni à la pratique de la vertu. XIX. — Une bonne volonté persévérante gagne le coeur de Dieu. XX. — Nous ne serions jamais humbles si nous ne sentions pas nos faiblesses.
PRATIQUES DE PIETE DE LA
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EN L'HONNEUL ff>U SACRÉ CŒUR DE JÉSUS
C'est par le Cœur de mon Jésus, ma voie, ma vérité et ma vie, que je m'approche de vous, ô Père Eternel. Par ce divin Cœur, je vous adore pour ceux qui ne vous adorent pas, je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas, je vous reconnais pour tous les aveugles volontaires qui, par mépris, ne vous reconnaissent pas. Je veux, par ce divin Cœur, satisfaire au devoir de tous les mortels. Je fais en esprit le tour du monde pour chercher toutes les âmes rachetées du sang très précieux de mon divin Epoux, afin de vous satisfaire pour toutes par ce divin Cœur; je les embrasse pour vous les présenter par lui, et par lui je vous demande leur conversion. Eh quoi ! Père Éternel, voulez-vous bien souffrir qu'elles ne recon- naissent pas mon Jésus, et qu'elle ne vivent pas pour lui, qui est mort pour tous Vous voyez, ô divin Père, qu'elles ne vivent pas encore : ah ! faites qu'elles vivent par ce divin Cœur.
Sur cet adorable Cœur, je vous présente tous les ouvriers de l'Évangile, afin que, par ses mérites, vous les remplissiez de votre Esprit-Saint. Sur ce Cœur Sacré, comme sur un autel divin, je vous présente en particulier. . .
Vous savez, ô Verbe Incarné, Jésus mon bien-aimé, tout ce que je veux dire à votre Père, par votre divin Cœur et par votre sainte Ame. Je vous le dis en le lui disant, parce que vous êtes en votre Père et que votre Père est en vous ; faites donc tout cela avec lui. Je vous présente toutes ces âmes, faites qu'elle* soient une même chose avec vous. Ainsi soit-il.
[200 jours d'indulgence ch. fois]. Imprimatur :
f L.-N. Card. Bégin, arch. de Québec.
EN L'HONNEUR DU TRES SAINT CŒUR DE MARIE
O divin Époux de mon âme, que vous rendrai-je pour l'excès de votre charité envers moi ? C'est pour votre sainte Mère que je veux vous rendre mes actions de grâces. Je vous présente son cœur immaculé comme je présente le vôtre â votre Père. Souffrez que je vous aime par ce cœur qui vous a tant aimé, que je vous offre ce corps qui vous a servi, ce sanctuaire virginal où vous avez habité. Je vous offre, dis-je, cette divine Mère en actions de grâces de tous vos bienfaits sur moi ; je vous l'offre pour l'amendement de ma vie, pour la sanctification de mon âme, et afin qu'il vous plaise me donner la persévérance finale dansjvotre service et dans votre amour.
(Intentions particulières) Je vous rends grâces, ô mon Dieu, de ce que vous avez choisi cette très sainte Vierge pour votre Mère, lui donnant les grâces convenables à cette haute dignité, et de ce qu'il vous a plu de nous la donner pour Mère. J'adore l'instant sacré d votre Incarnation dans son sein très pur, et tous les divins moments de votre vie voyagère sur la terre ; je vous rends grâces de l'exemple de vos divines vertus, du mérite de vos travaux et de l'effusion de votre sang. Je^ne veux ni vie ni mouvement que par votre vie. Purifiez donc ma vie impure et défectueuse par la pureté et la perfection de votre vie divine, et par la vie sainte de votre Mère immaculée. Ainsi soit-il. (200 jours d'indulgence ch. fois). Imprimatur :
t L.-N. Card. Béc in, arch. de Québec.
21
Le premier monastère des Ursulines construit en pleine forêt, et bénit en 1642. A"une centaine de pas se voient la maison de madame de la Peltrie et les cabanes d'écorce qui servaient, en été, aux classes des filles sauvages. — Mgr de Laval séjourna deux ans dans cette maison.
The first Monastery — 1642, and Madame de la Peltrie's house — 1643. First Bishopric of Canada.
22
NOTES EXPLICATIVES AVEC NUMÉROS RELATIFS À LA PHOTOGRAPHIE DU MONASTÈRE DE QUÉBEC.
1. Aile Saint-Augustin. — [Premier Monastère] — 1642 — Incendié en 1650, et reconstruit par la vénérable Marie de l'Incarnation ; les murs ont résisté au deuxième incendie, en 1686, et sont encore debout, grâce à leur solidité ; ils ont trois pieds d'épaisseur. A l'extrémité sud, se voit la chapelle primitive où est gardé religieusement le tombeau de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation, qui contient aussi les restes mortels de Mère Saint-Joseph et de madame de La Peltrie. A l'extrémité opposée, le réfectoire des anciennes Mères, réparé et modernisé en 1909, est devenu une vaste salle destinée aux élèves pour les travaux de l'art ménager. Au deuxième étage, la chambre qui servit de cellule à la Vénérable a été transformée en oratoire, dédié à saint Augustin, patron de l'Ordre. Tout près, à droite, se trouvent la chambre de la Mère Supérieure et, à gauche, l'infirmerie des élèves. En 1832, un étage fut ajouté à l'antique bâtiment pour les classes, et le clocher primitif disparut ; mais la croix fleurdelisée qui le couronnait fut conservée et trône maintenant au fond du jardin dans un nid de verdure.
2. Maison de madame de La Peltrie. — 1643 — Cet humble logis, servit aux religieuses après les deux incendies du XVIIe siècle. Monseigneur de Laval y demeura aussi pendant deux ans, après son arrivée à Québec. Cette maison fut rebâtie en 1836, et agrandie de moitié pour les externes, le premier local étant devenu insuffisant pour le nombre croissant d'élèves — plus de trois cents — obligea d'ajouter un troisième étage, en 1868.
3. Aile Sainte-Ursule. — D'abord église de madame de La Peltrie [1656] ; — incendiée en 1686. — Cette aile fut restaurée pour servir de classes. Démolie et reconstruite en 1873, elle reparut avec un troisième étage en plus pour les classes. L'École Normale, dès 1874, eut ses salles au second étage, mais les classes des professeurs se trouvent au troisième étage de l'aile des parloirs.
4. Aile Sainte-Famille. — 1686 — salle de communauté ; — elle a conservé le cachet de simplicité des anciens jours. C'est là que les soldats blessés de Wolfe furent soignés à l'époque du siège de Québec, en 1759. — La salle de bibliothèque de la communauté est contigue à cette pièce du deuxième étage. Plus haut sont les cellules des anciennes Mères. — Au premier étage se trouve le corridor histo- rique ainsi que le local qui servit de bureau temporaire au général Murray et à son état-major. — Des documents importants furent signés sur la grande table ronde, en bois blanc ; elle a été soigneusement conservée ainsi que les boulets tombés pendant le siège. Cette pièce primitive avait eu une affectation plus honorable après le deuxième incendie, en servant de sanctuaire provisoire pen- dant un an et demi. Monseigneur de Saint- Vallier pour consoler la commu- nauté éprouvée voulut bien y faire des ordinations et y présider des cérémonies de profession religieuse.
5. Aile des Parloirs. — Porte centrale et corridor d'entrée ; parloirs des religieuses.
6. Chapelles. — 1722-24 — C'est dans la chapelle extérieure que furent inhumés les restes mortels du général Montcalm, le 14 septembre 1759, au lende- main de la prise de Québec. En l'année centenaire, par les soins de l' Académie
24
des Inscriptions et Belles-Lettres, un marbre tumulaire, avec inscription en langue latine, fut installé dans cette chapelle au-dessus du lieu de l'inhuma" tion. En 1831, lord Aylmer, gouverneur du Canada, avait fait ajouter l'ins- cription qui figure dans ces pages, avec la représentation du crâne du " Grand Vaincu des Plaines d'Abraham." Cette relique historique, conservée avec un soin jaloux au Monastère, fut retirée du caveau funéraire lors des fouilles qui y furent faites en 1833.
Cette chapelle qui souffrit moins que les autres des bombes projetées sur la ville, fut réparée par les ordres du général Murray, et servit d'église paroissiale pendant cinq ans. Les protestants y avaient aussi leurs services à différentes heures.
La plupart des tableaux de maîtres de la chapelle y furent installés vers 1821, grâce à l'entremise des abbés Desjardins, exilés de France. La lampe du sanctuaire est faite de l'argenterie de madame de la Peltrie. On conserve le calice, l'ostensoir, les burettes en argent massif et la croix en vermeil du maître- autel, dons de sa générosité.
Dans l'ancien chœur des religieuses se trouvait la chapelle des Saints disparue aujourd'hui ; elle était aussi riche de reliques précieuses que le sanctuaire. Devant la statue dorée' de Notre-Dame-du-Grand-Pouvoir brûle encore la lampe votive, allumée, depuis bientôt deux siècles, par la piété filiale de Mère Madeleine de Repentigny, dite Sainte-Agathe, pour obtenir sa persévérance en religion.
Les deux chapelles et la sacristie, fort détériorées après un siècle et trois-quarts d'existence, furent démolies en 1901, et, pendant dix-sept mois, la salle des réceptions servit de chapelle temporaire. Le 21 novembre 1902, les deux temples restaurés furent bénits solennellement par le vénérable Archevêque de Québec, Monseigneur L.-N. Bégin, — aujourd'hui cardinal de la sainte Eglise.
La chapelle intérieure est plus vaste et plus belle que celle de 1724. La lampe, vrai bijou artistique donné pour le nouvel autel de la Sainte-Vierge par made- moiselle Madeleine Anthon, convertie, rappelle celle de Madeleine de Repen- tigny, sa parente. Six jolies verrières ont été aussi offertes par cette généreuse et regrettée amie de la communauté. — L'orgue inauguré en mai 1903, est un beau souvenir de la reconnaissance des anciennes élèves du Monastère.
7. Aile Sainte-Angèle. — 1836 — demi-pensionnat. — En 1874, un étage fut ajouté pour la première division. Dans cette aile se trouvent la procure et les réfectoires.
8. Aile Notre-Dame-de-Grace. — 1853 — Construite pour les pension- naires.
9. Aile Saint-Joseph. — '1857 — Salles de musique — salle des réceptions et grand parloir des élèves; ce dernier sert aussi aux Enfants de Marie pour leurs réunions hebdomadaires, et les travaux de l'ouvroir.
10. Aile Saint-Thomas. — 1860 — Ainsi nommée en souvenir d'un vénéré aumônier, M. le vicaire général Maguire [1832-54], qui par son zèle et son dévoue- ment, a mérité le titre de second fondateur du monastère. — Dans cette aile sont : infirmeries, réfectoires, cuisines de la communauté.
11. Aile Marie de l'Incarnation. — 1874 — Salles du noviciat, salle des Sœurs converses. — Lingerie et autres offices. — Dortoirs. — Cellules.
Le jardin s'étend à la longueur de la propriété et constitue une belle promenade. C'est sur le terrain donné par le chevalier de Montmagny, deuxième gouverneur de la colonie, qu'est bâti le Monastère de Marie de l'Incarnation.
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L'érection de l'autel du Sacré-Cœur,— le plus ancien du pays, — est due à l'inspiration de Monseigneur de Saint-Vallier, — fervent zélateur de la dévolion au Cœur de Jésus. Les dorures ont été renouvelées comme celles du maître-autel.
On commémore chaque année à cet autel latéral l'anniversaire de la prèmiè"e fête du Cœur de Jésus célébrée au Monastère en 1700. Les filles de Marie de l'Incarnation — l'apôtre du Sacré Cœur au Canada — fidèles à la tradition mo- nastique y viennent pendant l'exposition solennelle du T. S. Sacrement réchauf- fer leur ferveur au contact de a foyer vivant.
First shrine of the Sacred Heart in Canada,
27
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HIC JACET.
CTG*ÇUE M ORBE jETERNÙM VICTBRHS.
L.UDDVSCUS JOSEPHUS DE MONTCALM GOZON,
MARCtiH> SANCTI VERANI, BARO GABRIACI,
ORDlNIt: SANCTI LUDOVIÇ1 COMMENDATOR,
LEGATUS GENBRAUS EXERCITUUM GAI.UCOROf.
EGREGIWS ET CIVSS ET MILES,
NUILIUS RE1 APPETENS, PR/E1 ERÇUAM VERAE LAUDIS,
INGENIO FELICI ET UTTERIS KXCU1-TO,
OMNES MiLlTUE GRADUS PEH CONTINUA DECORA EMENSUS,
OMNIUM BBLU AHTIUM, TEMrORUM. 3!SCRHHSl.M GNABUS,
IN ITAUJA, IN BOHEMlÀ, IN CERMANIA,
DUX INDUSTHItS-,
MANDATA SIBU ITA SEMPKH GERENS, irr MAJOHIBUS PAR HABERETBR.
JAM C1.ARUS PERICUL1S,
A» TUTANDUM CANAMNSUM PROVINCIAM M1SSUS,
PABVÂ MILirOM MANU, HOSTIUM COPIAS, NON SEMEl. P.EPUX-ITî
PROPLGNACULA CEPIT V1R1S ABMISÇUE 1.VSTRUCTISS1MA,
ALGOB1S, 1NEBME, YIG1LARUM. LABOU1S PATIENS,
SOIS UNICË PROSPICIENS, IMMEMOR SUI,
HOSTIS ACER, MCTOR MANSUETUS.
PORTCNAM VIBTUTE, V1RHIM INOPIAK, PEBITlÀ
ET CELERITATE COMPENSAVIT, * *
IMM1NENS COLONIE FATUM ET CONSO.IO ET JlWC PE8
QUADRIENN1UM SUSTINU1T.
TANDEM INGENTEM EXERC1TUM DUCE STRENUO ET AUDACI,
CLASSBMÇUE OMNI IIEIXORUM MOUE GRAVEM,
MUI.TIP1.1CI PRUOl'-NTlÀ,DIt/ I-UDIFICATUS,
VI PERTRACTlfS AD DIMICANBUM,
IN PRIMA ACIE, M PR1
RELIGIONI, ÇUAM SES PER COI.UKRAT, 1NN1TBNS
MAGNO SUORUM DES
MŒRORE
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MORTALES OPTIMI DUCSS
OUAM GLOBUS BELUCWS DI
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IO CONFUCTU, VUWMERATIT8,
jr.IIÎO. NEC SXNE HOSTIUM
XTINCTUS EST.
M. A. 1>. M.BCCJLIX.
r. xlviii.
EXUVIAS, IN EXCAVATÂ KU1IO» IDENS. DE9IMENSOWE WEFWEHAT, TES DEPOBUBRUNT
et oBNEROs* bosi on «BEI comummnwtT,
Inscription latine préparée par l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres de France pour le marbre funéraire de l'illustre Montcalm, placé dans la Chapelle extérieure des Ursulines, au centième anniversaire de la mort du Héros.
ICI REPOSE
Pour vivre dans la mémoire des deux mondes, Louis-Joseph de Montcalm Gozon, Marquis de Saint Véran, Baron de Gabriac, Commandeur de l'Ordre de Saint-Louis, Lieu- tenant-Général des armées de France, Citoyen et Militaire distingué, N'ayant jamais cherché autre chose que la vraie gloire,
Bien doué d'esprit et bien servi par les lettres, Ayant gagné tous ses grades par des succès constants, Habile dans la science des armes, à profiter des circonstances, à éviter
les malheurs.
S'étant montre grand capitaine en Italie, en Bohême et en Allemagne,
Ayant toujours accompli sa tâche de façon à se rendre digne d'en
accomplir de plus grandes,
Alors qu'ayant affronté mille dangers,
Il fut envoyé pour défendre la Province du Canada,
A la tête d'une petite troupe, il a souvent repoussé des ennemis puissants
S'est emparé de leurs forteresses défendues par des hommes nombreux,
Et munies d'un fort matériel ;
Endurci au_froid, à la faim, aux veilles, patient dans les travaux, oublieux de
lui-même, soigneux de ses soldats,
Ennemi redoutable, vainqueur magnanime.
Sachant trouver dans sa valeur une compensation aux coups de la fortune,
dans son habilité et sa promptitude, le supplément aux moyens
faisant défaut.
Pendant quatre ans, ilja retardé par ses conseils et sa bravoure la chute
de la colonie.
Enfin, après avoir déjoué pendant longtemps les projets d'un capitaine actif
et intrépide, commandant une armée nombreuse, aidée d'une
flotte chargée d'ammunitions de toutes sortes,
Poussé à livrer bataille, il tomba blessé au premier rang au premier choc.
Entouré des soins et de l'espoir d'une Religion qu'il avait toujours pratiquée
il s'éteignit,
Au grand regret des siens et au regret même de ses ennemis,
Le quatorzième jour de septembre de l'an du Sauveur
MDCCLIX
De son âge le quarante-huitième.
Les Français en pleurant
Déposèrent les dépouilles mortelles de leur excellent chef dans la fosse, qu'une
bombe en éclatant avait creusée pour lui,
Confiant ses précieux restes à la garde d'un ennemi généreux !
Cette traduction est du Courrier du Canada)
29
Plaque commémorative placée dans la Chapelle extérieure, par lord Aylmer, en 1831, et crâne de Montcalm dans une châsse en verre
Lord Aylmer'« inscription. — Montcalm's skull.
Vue de la Chapelle dtj Cloître et du Sanctuaire. View of Sanchiary Graie.
Vue de la Chapelle et Tribune de l'Orgue. View of the Chape! and of the Organ-loft.
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^JHet endroit vénérable entre tous servit de chapelle aux premi- )p£^ ères Ursulines. Le chœur des religieuses était tout à côté du sanctuaire ; c'est là que Marie de l'Incarnation a tant prié pour l'évangélisation du Nouveau-Monde.
Pendant cinquante ans, à diverses reprises, la sainte Messe fut célébrée dans cette petite chapelle. On y vit souvent le Vénérable Monseigneur de Laval et les Jésuites martyrs y offrir la sainte Victime et fouler de leurs pieds les larges dalles en pierre qui se voient encore à l'entrée.
Cet oratoire a été le berceau de la dévotion au Cœur de Jésus en notre pays. Les religieuses y accomplissent avec piété filiale leur pèlerinage au tombeau de leur vénérable Fondatrice, pour demander au divin Cœur les miracles de premier ordre exigés à Rome pour la béatification de sa Servante.
First Chapel of the Ursulines. — Tomb of Ven. Mothers. 32
Une partie de la Salle de Communauté. A glimpse of the Community Room
L'Autel du Noviciat, en la fêle de saint Louis de Gonzague.
Altar of the Novitiate, on the Feast of St. Aloysius Gonzaga.
33
Corridor historique où se réfugièrent les Religieuses pendant le Siège de Québec,
1759. Boulets du Siège. Table dite du général Murray.
Historical stone passage. A cannon-ball of 1759. 34 .
L'Oratoire des Enfants de Marie du Pensionnat.
Oratory of the Children of Mary. Boarding School.
Salle des Sciences.
Science Room. 35
Salles de récréation du Grand Pensionnat. Récréation Halls. Boarding School.
Un coin de la Cour du Pensionnat.
Corner of the Grounds. Boarding School. 3 fi
Salle des réceptions.
Réception Room.
Réfectoire du Pensionnat.
Refectory, Boarding School. 37
Oratoire des élèves de l'École normale. Oratory adjoining the Récréation Hall of the Normal School.
Salle d'étude, École normale. Study Hall of the Normal School.
38
Salle de récréation des demi-pensionnaires.
Récréation Hall of the Half-Boarders.
Un coin de la Salle du dessin artistique.
A corner of the Studio.
39
Corridor de la chambre de la Supérieure, donnant vue sur l'Oratoire Saint- Augustin et l'Infirmerie des élèves, à l'extrémité.
Hall of the Superior's Room.
Oratoire Saint-Augustin. Endroit où se trouvait la petite cellule de la Vénérable Marie de l'Incarnation.
Oratory of St. Augustin, part of which was Ven. Mother's cell.
Le grand escalier baint-Augusun, au centre au monastère, restauré après l'incendie de 16£6.
St. Augustin stair-case, dating from 1689.
Le long corridor de la porte conventuelle (140 pieds) se terminant à l'entrée du Chœur des Religieuses.
The corridor of the main entrance leading to the Chapel.
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Grand Parloir des Élèves (wne partie)
Lieu de réunion hebdomadaire des Enfants de Marie de l'extérieur
pour les travaux de l'ouvroir des pauvres.
Pupil's parlor, used as well for the weekly meeting of the Children of Mary
from the City.
Vue d'une partie du jardin du Monastère qui sert de promenade. A droite, l'.nfirmerie des Religieuses ; au centre, la Salle de communauté et les cellules ; à gauche, l'aile du Noviciat.
Garden with view of three houses of the Cloister.
Vue du Pensionnat (du côté du jardin). The Boarding-School seen from the Garden.
L'Externat agrandi, sur les fondements de la maison de madame de la Peltrie. The larger Externat built on the foundations of Madame de la Peltrie*s house.
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Monastère des Ubsulines de Roberval.
Roberval Monastery.
Stanstead Monastery.
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Ubsuline Monastery and Normal School, Rimouski.
Couvent de Mérici, près Québec. Ursuline Convent at Merici.
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LES DIVERS MONASTÈRES
FONDÉS PAR
LES URSULINES DE QUEBEC
1. Le Monastère des Ursulines des Trois-Rivières a été le premier fondé par les Ursulines de Québec — en 1697 — à la demande de Monseigneur de Saint- Vallier, deuxième évêque de Québec, qui voulut adjoindre au pensionnat un hôpital, lequel ne devait durer qu'autant que les besoins de la région le récla* meraient. Il exista jusqu'en 1866 et produisit un bien immense.
Le pieux fondateur, qui avait tant coopéré avec la Vén. Mère de l'Incarnation â l'expansion de la dévotion au Cœur de Jésus, à Québec, ne manqua pas de stimuler le zèle de ses filles des Trois-Rivières: En 1714, il dédiait à ce divin Cœur, la chapelle de leur couvent.
Ce monastère, très florissant, est devenu à son tour maison-mère ; il a essaimé en plusieurs endroits, tant dans le diocèse des Trois-Rivières qu'aux États- Unis (Maine), où il a donné naissance à des communautés de plus en plus pros- pères.
Une École Normale a été ouverte, en 1908, et elle jouit, — comme le pensionnat séculaire, — de l'estime d'un public qui apprécie hautement le bienfait d'une éducation soignée, telle que celle qu'ont reçue les milliers d'élèves sorties de cette maison bénie, et qui, depuis deux siècles et quart, font honneur à leur Aima Mater soit dans le monde, soit dans la vie de communauté.
Aux bâtiments primitifs se sont ajoutés des constructions à l'aspect imposant» dont la cité trifluvienne est fière à juste titre.
2. Le Monastère des Ursulines de Roberval, qui s'élève sur les bords enchanteurs du Lac-Saint-Jean, a été fondé en 1882 par Monseigneur Dominique Racine, premier évêque de Chicoutimi, et les Ursulines de Québec. L'École Ménagère, annexée au pensionnat, a été la première de ce genre ouverte dans notre pays, et la vénérée Fondatrice qui en a été l'âme et le cœur, a reçu en maintes occasions les éloges de nos gouvernants et l'appui bienveillant du clergé. Chargée d'ans et de mérites, elle est partie pour un monde meilleur (29 déc. 1920), et son œuvre, malgré les obstacles, continue de grandir. Des brevets de capacité, reconnus par le Gouvernement, sont octroyés en grand nombre chaque année. L'institution, affiliée à l'Université Laval, rend d'importants services à la contrée, tant par l'éducation supérieure donnée au pensionnat que par la formation d'excellentes ménagères.
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Malgré deux désastreux incendies, la communauté continue vaillamment' jsa tâche, comptant toujours sur l'aide de la^bonne Providence, et attendant des jours meilleurs.
3. Le Monastère des Ursttlines de Stanstead, fondé en 1884, par Monsei- gneur Antoine Racine, — de vénérée mémoire, — premier évèque de Sherbrooke, et les Ursulines de Québec, — est avantageusement situé dans un endroit idéal, près des frontières du Vermont, et au milieu d'une population de langue anglaise des plus sympathiques. — Avec les années, le modeste grain de sénevé a produit un grand arbre : le monastère a doublé ses proportions et le prestige du pensionnat s'est accru considérablement.
Des élèves venues des quatre coins de la province et d'ailleurs, suivent avec entrain les cours de l'établissement. Des diplômes variés sont accordés en grand nombre, et celui que décrochent les élèves qui suivent le cours commercial de la maison, — ouvert en ces dernières années, — n'est pas le moins apprécié. Ce cours répond à un besoin de nos jours et permet de garder, au sein d'une atmosphère religieuse, des jeunes filles exposées à chercher la science dans des écoles mixtes. L'institut est affilié à l'Université Laval.
4. Le Monastère des Ursulines de Rimoxjski, perché comme -un nid d'aigle sur les hauteurs de la ville, — en face de notre fleuve géant, — doit son existence et ses premiers développements à l'initiative du regretté Monseigneur A. -A. Biais, deuxième évêque de Rimouski, qui voulut avoir des Ursulines de Québec pour diriger sa nouvelle École normale, ouverte en 1906. Il fut habile- ment secondé par l'éminent pédagogue qu'est Monseigneur Ross, P.A., V.G., qui depuis près de seize ans, comme principal, se dévoue sans compter pour le bien des normaliennes.
Un pensionnat fut ouvert pour les élèves non astreintes aux programmes du gouvernement. L'Institut s'est vite acquis une belle réputation par la haute culture intellectuelle et morale que reçoivent ses élèves. Sa bienfai- sante influence se fait sentir jusqu'aux extrémités du diocèse — dans la loin- taine Gaspésie. La prospérité croissante de ce Monastère impose l'obligation d'agrandir bientôt un local devenu trop étroit ^'pour Ie3 besoins de l'heure actuelle.
La succursale de Mérici, près Québec, a été établie en 1902, avec l'auto- risation de Monseigneur L.-N. Bégin, archevêque de Québec, aujourd'hui cardinal de la sainte Église. Cette magnifique propriété allouée aux UrsuliDes lors de l'échange des Plaines d'Abraham — devenues "Le Parc des Champs de Ba- taille", — et sise tout près, a aussi son passé historique. Sa situation incomparable, au milieu d'une riche et belle nature commande l'admiration, et le fleuve qui coule au pied de la falaise, ajoute encore à ces charmes séduisants. Les jeunes enfants de ce petit pensionnat, tout en profitant du bienfait d'une éducation vraiment maternelle, jouissent des avantages qu'offre ce site sans rival dans la vieille cité de Champlain.
NOTES
SUR LES ORIGINES DE L'ORDRE DE SAINTE URSULE
Origine — L'Ordre de sainte Ursule fut fondé par sainte Angèle Mérici au XVIe siècle. La fondatrice par humilité, ne voulut pas donner son nom à sa famille religieuse, mais bien celui de sainte Ursule, qui lui était apparue pour l'encourager à exécuter son projet. — Ursule, princesse bretonne, du IVe siècie, fut martyrisée à Cologne avec 11,000 autres vierges.
Sainte Angèle était née à Desenzano, dans le diocèse de Vérone, Italie, en 1470 ou 1474 (21 mars). Elle établit*sa Compagnie pour obéir à un ordre du Ciel; ce fut à Brescia, le 25 novembre 1535 qu'elle en jeta les fondements, avec douze pieuses compagnes. Elle mourut le 27 janvier 1540, et ce ne fut que quatre ans après, que sa Société fut approuvée par le pape Paul III, et confirmée en 1572, par le pape Grégoire XIII qui y établit la vie de communauté et les vœux simples. Sainte Angèle fut béatifiée le 30 avril 1768 par Clément XIII, et canonisée le 24 mai 1807, par Pie VIL
But. — L'Ordre de Sainte-Ursule fut institué pour l'instruction des jeunes filles, en même temps que saint Ignace de Loyola, (espagnol) fondait, le 15 août 1534, à Montmartre(Paris), la Compagnie de Jésus, pour préserver les jeunes gens, que les funestes doctrines du moine apostat, Luther, ten- daient à pervertir. Jusque là, il n'y avait eu que des ordres contemplatifs, prêcheurs et mendiants.
Progrès. — L'illustre cardinal saint Charles Borromée, archevêque de Milan (Italie), fondateur des séminaires, fut un des plus zélés protecteurs de l'Ordre de Sainte-Ursule, qui se propagea rapidement.
Le pape Clément VIII daigna autoriser, par une bulle authentique, l'enseignement donné par ces institutrices si estimées pour leur savoir et leurs vertus.
C'est en France que l'Ordre de Sainte-Ursule acquit sa perfection monastique. Le premier Institut cloîtré fut fondé à Paris en 1612, par madame de Sainte-Beuve à la demande de sa cousine madame Acarie, — devenue plus tard carmélite.
Les Ursulines adoptèrent la règle de saint Augustin, et les Jésuites s'occupèrent de rédiger les Constitutions de concert avec les Supérieures. La reine régente, Marie de Médicis, accorda les lettres patentes demandées par la fondatrice ; le brevet royal fut signé le 12 novembre 1612.
Neuf congrégations d'Ursulines existaient avant la Grande Révolution, [époque où l'on compta en France jusqu'à 300 monastères de l'Ordre]. La congrégation de Paris était la plus nombreuse avec celle de Bordeaux, fondée en 1618 par le cardinal de Sourdis. C'est à cette dernière congrégation qu'appartenait le Monastère de Tours, où la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation fit profession.
Bulle d'érection. — Les bulles par lesquelles Paul V érigeait la communauté des Ursulines de Paris en monastère furent reçues en 1692. L'œuvre avait déjà fait, à cette époque, des progrès considérables.
Les Ursulines de Québec appartiennent à la congrégation de Paris. Pour répondre au désir d« Monseigneur de Laval, elles en adoptèrent les Constitutions le 11 novembre 1681. Les conditions d'existence n'étant plus les mêmes qu'au début, on abandonna les Constitutions primitives rédigées par le Père Jérôme Lallemant, S.J., supérieur, qui les avait adaptées aux besoins du pays alor» sauvage.
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{Epilogue des Fêles Jubilaires)
Musique de W. Moreau RELIT
Le ciel s'est ouvert ... A la terre Il chante en ce grand jour son hymne glorieux. Ecoutons cette voix d'un ange tutêlaire Eveiller les échos du cloître séculaire
Par des accents harmonieux ! . . .
CHŒUR
Un doux anniversaire : une fête pieuse —
Rappel des jours anciens — dans notre âme joyeuse
Ravive des espoirs qu'avaient déçus les ans.
Que le miracle enfin et la faveur divine
Jaillissent du " Tombeau ", à nos cris suppliants,
Et qu'à ton front béni, vénérable Ursuline,
L'auréole des saints que Jésus te destine,
Brille du vif éclat voulu par tes enfants !
Alors un chant d'amour et de reconnaissance
Dira : " Merci, Seigneur, vous comblez tous nos vœux ;
"Votre Cœur, à la foi, donne sa récompense :
"L'Eglise a couronné de la Nouvelle-France
"L'héroïque Thérèse, apôtre de ces lieux."
30 avril 1922.
Diverses étapes du procès de béatification
Le procès de béatification fut commencé en 1867, à la de- mande de Monseigneur Baillargeon, alors archevêque de Québec.
Introduction de la Cause en cour de Rome .... 1877 .
Procès de non-culte 1882.
Réputation de sainteté 1891 .
Examen des écrits 1895 .
Validité des procès faits à Québec 1897 .
Procès de l'héroïcité des vertus 1907-1910.
Décret publié: "L'héroïcité des vertus de Marie de l'Incarnation" reconnue par Pie X 18 juillet 1911.
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